Le puits de l’amour

Autour du puits, source d’eau, symbolisant la Thorah, la Parole divine, se forgent les couples fondateurs de la tradition hébraïque:

Le premier, Isaac, trouve sa femme près du puits, par l’intermédiaire du serviteur fidèle d’Abraham (Gen. Ch. 24).

וַיַּבְרֵ֧ךְ הַגְּמַלִּ֛ים מִח֥וּץ לָעִ֖יר אֶל־בְּאֵ֣ר הַמָּ֑יִם לְעֵ֣ת עֶ֔רֶב לְעֵ֖ת צֵ֥את הַשֹּׁאֲבֹֽת׃  … וְהִנֵּ֧ה רִבְקָ֣ה יֹצֵ֗את אֲשֶׁ֤ר יֻלְּדָה֙ לִבְתוּאֵ֣ל בֶּן־מִלְכָּ֔ה אֵ֥שֶׁת נָחֹ֖ור אֲחִ֣י אַבְרָהָ֑ם וְכַדָּ֖הּ עַל־שִׁכְמָֽהּ׃

«Il fit reposer les chameaux hors de la ville, près du puits d’eau; c’était vers le soir, au temps où les femmes viennent puiser de l’eau… voici, Rébecca fille de Béthuel, fils de Milca, femme de Nacor, frère d’Abraham, sortait ayant sa cruche sur son épaule» (Gen. 24, 11).

Après lui, son fils Jacob rencontre sa femme Rachel près du puits:

«עֹודֶ֖נּוּ מְדַבֵּ֣ר עִמָּ֑ם וְרָחֵ֣ל ׀ בָּ֗אָה עִם־הַצֹּאן֙ אֲשֶׁ֣ר לְאָבִ֔יהָ כִּ֥י רֹעָ֖ה הִֽוא׃ וַיְהִ֡י כַּאֲשֶׁר֩ רָאָ֨ה יַעֲקֹ֜ב אֶת־רָחֵ֗ל בַּת־לָבָן֙ אֲחִ֣י אִמֹּ֔ו וְאֶת־צֹ֥אן לָבָ֖ן אֲחִ֣י אִמֹּ֑ו וַיִּגַּ֣שׁ יַעֲקֹ֗ב וַיָּ֤גֶל אֶת־הָאֶ֙בֶן֙ מֵעַל֙ פִּ֣י הַבְּאֵ֔ר וַיַּ֕שְׁקְ אֶת־צֹ֥אן לָבָ֖ן אֲחִ֥י אִמֹּֽו׃ וַיִּשַּׁ֥ק יַעֲקֹ֖ב לְרָחֵ֑ל וַיִּשָּׂ֥א אֶת־קֹלֹ֖ו וַיֵּֽבְךְּ׃ »

«Et comme il parlait encore avec eux, Rachel arriva avec le troupeau de son père; car elle était bergère. Et il arriva que quand Jacob eut vu Rachel fille de Laban frère de sa mère, et le troupeau de Laban frère de sa mère, il s’approcha et roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère. Et Jacob embrassa Rachel, et élevant sa voix, il pleura» (Gen. 29, 9-11).

Enfin, Moïse, près du puits, découvre sa future femme Tsippora, l’une des sept filles de Jethro, prêtre de Madian (Ex. 2, 17-20):

« וַיֵּשֶׁב (מֹשֶׁה) בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר. וּלְכֹהֵן מִדְיָן שֶׁבַע בָּנֹות וַתָּבֹאנָה וַתִּדְלֶנָה וַתְּמַלֶּאנָה אֶת־הָרְהָטִים לְהַשְׁקֹות צֹאן אֲבִיהֶן׃… וַיֹּואֶל מֹשֶׁה לָשֶׁבֶת אֶת־הָאִישׁ וַיִּתֵּן אֶת־צִפֹּרָה בִתֹּו לְמֹשֶׁה׃ » (שמות, ב’, ט”ו)

«Moïse… s’arrêta dans le pays de Madian et s’assit près du puits. Or le prêtre de Madian avait sept filles… qui vinrent puiser de l’eau, et elles emplirent les auges pour abreuver le troupeau de leur père… Et Moïse s’accorda de demeurer avec cet homme-là, qui donna Séphora sa fille à Moïse» (Ex. 2, 15).

Selon la tradition hébraïque, Moïse «a remarqué les voies d’Isaac et de Jacob» (Exode Rabba a, 32) (*2) qui, tous deux, ont trouvé leur future épouse près d’un puits (Beer-בְּאֵר.) Il aurait donc décidé d’en faire autant.

Un autre couple s’est formé autour du puits: Boaz et Ruth, les ancêtres du roi David et du Messie:

«וְצָמִת וְהָלַכְתְּ אֶל־הַכֵּלִים וְשָׁתִית מֵאֲשֶׁר יִשְׁאֲבוּן הַנְּעָרִים׃»

«Et si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes.» (Ruth, 2, 9)

Il est à remarquer que l’Evangile de Jean relate la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine au bord du puits de Jacob à Sichem:

«Il vint donc en une ville de Samarie, nommée Sichar (Sichem), qui est près de la possession que Jacob donna à Joseph son fils. Or il y avait là le puits de Jacob; et Jésus étant lassé du chemin, se tenait là assis sur le puits; c’était environ les six heures. [Et] une femme Samaritaine étant venue pour puiser de l’eau, Jésus lui dit: donne-moi à boire» (Jn. 4, 5-6).

Rencontre sans lendemain? Toujours est-il que de ces puits s’est répandue la Thorah, à travers la descendance des couples fondateurs: Isaac et Rebecca, ainsi que Jacob et Rachel. Il reste à espérer que la connaissance de Dieu et de sa Parole se répande, à travers leur exemple,  «comme l’eau dans le lit des mers…»:

«לֹא-יָרֵעוּ וְלֹא-יַשְׁחִיתוּ, בְּכָל-הַר קָדְשִׁי: כִּי-מָלְאָה הָאָרֶץ, דֵּעָה אֶת-יְהוָה, כַּמַּיִם, לַיָּם מְכַסִּים»

«Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne; car la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers» (Isaïe 11, 9; Habacuc 2, 11).

Un violon sur le toit – Film de Joseph Stein d’après le roman “Têvié le laitier” de Shalom Aleichem

Mazel Tov

 

Haïm Ouizemann

 

(*1)  בְּאֵר שֶׁבַע (Beer Sheva) est composée des mots: בְּאֵר (puits) et  שֶׁבַע. Ce dernier mot comporte une double signification: d’une part, le chiffre «sept» (שֶׁבַע), et de l’autre, «serment» (שְׁבוּעָה). Abraham donne les «sept» brebis – les brebis du «serment».

(*2) Midrash Rabba: Exégèse rabbinique englobant les cinq livres de la Thorah, datant du 5e siècle de l’ère courante.

26 Responses to Le puits de l’amour

  1. cathou says:

    Le puits: lieu de rencontre inévitable quand on n’a pas l’eau courante dans la maison.
    Il peut être lieu de rencontre avec l’amour, oui, mais aussi de guerre. Ces points d’eau sont très demandés, surtout quand ils sont rares.
    Le puits au fond duquel se trouve l’eau, élément indispensable à la vie… tout comme l’amour, tout comme la parole divine dont nous avons tous besoin, même quand on affirme le contraire.
    “si tu as soif, tu iras boire au puits”. Parole à la fois pratique, tous les êtres vivants ont besoin d’eau, ils sont tous composés de plus de 90% d’eau, c’est donc l’eau le besoin vital par excellence.
    Parole tellement symbolique: si ta pensée a soif de savoir, vas au puits, vas à la rencontre de la parole qui t’abreuvera.
    Oui mais attention l’eau, symbole de pureté, peut être nocive, comme la parole.
    Tout le monde peut aller au puits, mais la qualité de l’eau peut ne pas être la même pour chacun, selon la méthode utilisée pour la puiser et la consommer.
    Ainsi les rois de Sodome et Gomorrhe vont tomber dans des puits… de bitume.

    Je me demande si le mot, ou les lettres du mot puits se retrouvent dans les toutes premières phrases de la Génèse. Quand on a l’état des lieux, avant la création???
    En français ça donne: “la terre était déserte et vide et la ténèbre à la surface de l’abîme; le souffle de Dieu planait à la surface des eaux”.
    Le mot vide, ou abîme pourrait il correspondre à puits, gouffre?????

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      Tu as tout a fait raison lorsque tu fais allusion aux puits de bitume ( Gen. 14, 10; a traduire litteralement “Puits d’argile”) ou s’enliserent les rois de Sodome et de Gomorrhe. Le terme ‘Hemar – חֵמָר( argile en francais) renvoie au mot ” matiere brute” (‘Homer= absence de mouvement= mort) et nous rappelle que la recherche materielle dissociee de la dimension spirituelle ( eau du puits= dynamisme- mouvement= vie)conduit l’homme a sa perte.
      Quant au verset “le souffle de Dieu planait à la surface des eaux”. il fait justement allusion a l’esprit divin lie a l’element de l’eau. L’homme et la femme se purifient par l’eau (nous le verrons dans le livre du Levitique). La premiere lettre du mot Maim en hebreu (Eaux) MEM en hebreu equivaut au chiffre 40. Moise est reste 40 jours sur le mont Sinai afin de recevoir les Tables de la Loi symbolisees par l’element de l’eau. Cette eau ne vient pas a nous, nous devons faire l’effort d’aller la puiser comme au puits.
      Haim

      • cathou says:

        Oh oui, c’est là que l’on trouve tout l’art du traducteur.
        En hébreu tu me dis: puits d’argile, mais en français l’argile est assimilé à l’idée de fragilité, (géant aux pieds d’argile) mouvance oui, mais pas forcément mort.
        Tandis que puits de bitume là on a tout à fait cette indication de mort, mouvance visqueuse dans laquelle on s’englue impitoyablement. (enfin mouvance ou plus exactement oui absence de mouvement libérateur possible)

        J’aurai traduit la symbolique de 40, par l’accomplissement total d’une période pour donner vie à une autre période.
        Mais au fond la purification par l’eau donne aussi cette notion d’achèvement total pour être prêt à une continuité différente. .
        Je n’y avais pas pensé.

        Mais a t’on aussi dans le mot EAU hébreu cette notion d’eau pas forcément purificatrice, puisque dans la réalité l’eau peut être polluée, donc nocive. Elle peut engendre la violence pour l’avoir.

        Main: eaux au pluriel, donc les eaux de la création, est ce le même mot pour l’eau?

    • Haïm says:

      Cathou shalom,

      “Or la terre n’était que solitude et chaos” (Gen. 1. 2)
      Je t’invite a lire le commentaire du celebre exegete francais du Moyen-Age Rashi a propos de ce verset:”Tohou et vohou Tohou signifie étonnement, stupéfaction, l’homme étant frappé d’étonnement et de stupeur en présence du vohou. En français médiéval : « estordison ». Vohou signifie vide et solitude.”
      Le mot vide n’a pas ici de rapport direct avec le puits.
      Haim

      • cathou says:

        Non, tu as raison, le mot vide n’a aucun lien, par contre le mot abîme je pense que oui.
        Je viens de relire, en fait on a une progression du mot eau, jusqu’au puits d’eau.
        On a d’abord la ténèbres à la surface de l’abîme (les eaux).
        Ce mot abîme est repris lors du déluge: “tous les réservoirs du grand abîme furent rompus……Les réservoirs de l’abîme se refermèrent” . On a là les eaux sous leurs formes destructrices.
        Ce coté destructeur se retrouve dans ces puits d’argile (ou de bitume) quel qu’en soit le contenu, on n’a plus un abîme, mais un contenant fabriqué par l’humain,sous forme de puits.
        Puis la symbolique continue par ce puits où Hagar voit, reconnait que Dieu la voit;
        Puis nous avons le puits de Béer-Sheva, puits du serment, mais aussi don de 7 agnelles. 7 est le nombre de la raison.
        C’est à cet épisode que le puits prend toute sa symbolique: féminité, vie spirituelle etc…
        Ensuite la symbolique de vie spirituelle indispensable comme l’eau, ne fait que grandir.

  2. cathou says:

    Et bien pour danser avec des bouteilles sur la tête… Il faut soit être plus que sobre, soit complètement bourré (hum, je plaisante)
    Mais c’est impressionnant!

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      Impressionnant et bien reel. Ce genre de scene se repete dans nombre de mariages hassidiques en Israel. Je te rappelle que les bouteilles sont pleines. Il ne nous reste plus qu’a nous entrainer pour le prochain mariage.

      • cathou says:

        Ah mais voilà un autre sens à la parabole de l’évangile: Jésus qui transforme l’eau en vin.
        Evidemment que si la coutume (dont je ne doute pas un seul instant qu’elle soit vraie) est de danser ainsi avec des bouteilles pleines sur la tête.. Rien d’étonnant que l’eau devienne vin après de tels exercices. Mais si elles sont pleines de vin.. Bonjour le vinaigre!
        Je plaisante, un peu, mais oui il va falloir s’entraîner dur.

  3. cathou says:

    Je viens de regarder, en fait le mot puits, en français, apparaît bien la 1ère fois
    avec Sodome et Gomorrhe, sous la forme de puits de bitume.
    La 2ème fois c’est intéressant, parce que c’est Hagar, la servante mise enceinte par Abram, qui invoque le Seigneur “Tu es Dieu qui me vois”, elle est à coté d’un puits, depuis surnommé le puits de Lahaï qui me voit.
    Elle accouchera d’Ismaël.
    Il y a en plus une notion de “voir” avec le mot puits.

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      Ta lecture du texte biblique me laisse a croire que tu devrais vraiment t’inscrire a nos cours en ligne. Ton analyse est juste. En effet, le puits n’est pas seulement le symbole de la femme mais aussi le lieu de la revelation divine e de la Providence divine comme en temoigne les versets de Genese 16, 13-14:
      “Et elle (Agar)proclama ainsi le nom de l’Éternel qui lui avait parlé: “Tu es un Dieu visible! C’est pourquoi on appela cette source “la source du Vivant-qui-me-voit”.
      Dieu reste proche de ses creatures quelque soient les vissicitudes de la vie. Il nous demande toutefois de nous rapprocher de Lui, d’etre toujours “pres du puits”. Si certes Dieu “voit” nos difficultes, nous avons aussi a faire l’effort de Le trouver jusqu’au fond du puits. Puiser l’eau, c’est savoir se rabaisser pour mieux se relever. Le puits symbolise donc egalement l’humilite.
      Amities a toi,
      Haim

      • cathou says:

        Oui, je n’avais pas pensé à la symbolique de l’humilité pour le puits.
        Oui se rabaisser, savoir se voir sans complaisance jusqu’au plus profond de nous.. pour ensuite se relever plein de vie.

        Oui que nous restions “près du puits” ou que nous “ouvrions notre porte” à Dieu, il nous appartient toujours de faire cette démarche, nous.

        Oh c’est gentil Haïm, mais je serai bien incapable
        de suivre des cours. Blablater comme ça, je peux essayer, mais établir un réel raisonnement, construire un texte logique et clair, non trop compliqué pour ma petite cervelle fatiguée.
        Mais je te remercie de croire en mes capacités.

  4. cathou says:

    Donc en fait dans la création ce serait le mot abîme: oeil profond et avide????

    Mais j’élargis, tu parles du puits et de l’amour. Toute la symbolique de la compréhension dans le couple.
    Je ne peux m’empêcher de constater que c’est la femme qui puise et donne à boire….
    Serait ce la femme qui donne “à voir” à l’homme??? Peut être bien!

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      Oui d’une certaine maniere, ton raisonnement est juste et montre combien la femme dans la pensee hebraique est active. L’element de l’eau possede un aspect feminin et temoigne du role actif de la femme. Loin d’etre passive, c’est elle qui fonde le foyer dont elle constitue le pilier. L’abondance materielle et spirituelle, le principe de vie et la paix commencent avec la femme. L’homme est passif (Isaac, Jacob et Moise restent passifs. Ils recoivent en effet l’abondance de celles qui deviendront leur future epouse). Comme tu le fais si bien remarquer, le puits symbolise la femme.
      Cathou, felicitations pour ton commentaire. N’oublions pas que la source biblique ne pretend pas expliquer la realite. Elle nous laisse mediter sur le sens profond de la lettre afin que nous en tirions une lecon de vie.
      Amities
      Haim

  5. cathou says:

    Merci Haïm, de tes réponses, je vais y réfléchir tranquillement.
    Mais ta dernière réflexion m’interpelle de suite: la source biblique oui, nous donne à méditer, à faire un raisonnement suivant les capacités de pensées de chacun; ça je ne le remets pas en question, c’est une évidence.
    Et il y a tellement à trouver!!!

    Mais je crois tout aussi important, différent, mais important de souligné qu’il y a aussi une dimension historique dans la Bible. On a longtemps considéré ces textes farfelus au niveau réalité. C’est, je pense une grave erreur…. Ce livre nous démontre l’histoire d’une région, de peuples, et comment se construit la pensée autour des faits historiques quotidiens.
    à tout à l’heure Amitiés

    • Haïm says:

      Le texte biblique suscite reflexion. Nous le lisons generalement trop vite et ne prenons pas le temps necessaire de le mediter. Chaque homme et chaque femme se doit de penetrer le sens profond qui se cache derriere les lettres et les mots. Nous le ferons ensemble. La dimension historique qui nous decouvrons dans la Bible ne cache pas non plus la vie quotidienne de figures emblematiques comme Moise, David et les Prophetes d’Israel.
      Merci a toi. J’attends avec impatience tes remarques si pertinentes.
      Amities a toi et a tous les tiens,
      Haim O

  6. cathou says:

    Oui le texte biblique est riche, très riche.
    Nous le lisons vite, nous le lisons mal c’est vrai.
    Chaque phrase offre de nombreux niveaux de pensées. Nous nous arrêtons bien souvent au 1er niveau, le plus accessible.
    L’église catholique ne permet pas toujours une certaine liberté de pensée. C’est fort dommageable, il faut que les chrétiens osent se questionner sur le Dieu auquel ils croient.
    Un Dieu réglant les problèmes, assis sur son trône est une belle image qui n’apporte aucune réponse logique, donc satisfaisante sur le long terme.

    Pour moi, la dimension historique biblique commence dès la création.
    Au fond ce que j’ai voulu dire, c’est que les récits bibliques prennent la réalité historique comme support à la dimension spirituelle et philosophique.

    • Haïm says:

      Cathou shalom,

      Demain soir le peuple juif fetera le fete de Hanoucca, fete des lumieres commemorant la victoire des Macchabbes sur les Seleucides.

      Nous prononcerons demain soir a l’occasion de l’allumage de la premiere bougie (ou premiere lumiere) 3 benedictions:

      http://lespetitscreux.canalblog.com/archives/2009/12/08/16073218.html

      L’allumage des bougies qui va sans cesse croissant. Nous rajoutons de la lumiere ( ne tenez pas compte des dates et horaires).

      http://daf-hagueoula.org/Fetes/Hannouca/commentallumer.htm

      Je te propose de chanter avec nous le chant le plus celebre de Hanouccah, MaOz Yeshouati:

      https://www.youtube.com/watch?v=t64q5u5JI1o

      Puissions nous etre capables de repousser les tenebres, les prejuges ancres en notre etre et decouvrir l’etincelle de lumiere qui est en chaque homme cree a l’image de Dieu.

      Je publierai la semaine prochaine un article sur Hannouca qui tentera de mieux saisir le sens interieur de cette fete.

      Amities a toi,

      Haim

    • Haïm says:

      Cathou shalom de nouveau a toi,
      Je tiens a preciser que le Judaisme ne connait aucun dogme. Le Juif est d’une certaine maniere un libre-penseur.
      Le texte biblique est une contraction de l’infinie Parole divine. L’exegese, le midrash, decouvre l’interiorite du texte. Connaitre, si tu le veux, l’intention dvine au-dela de l’Ecriture.
      Bonne journee
      Yom Tov
      Haim

      • cathou says:

        Ah oui, Merci Haïm de cette mise au point.
        Je ne connais pas vraiment le judaïsme.
        Mais en lisant la Bible j’ai en effet ce sentiment d’absence de dogmes (qui me dérangent parfois dans le christianisme, justement parce qu’il bloque la pensée quand elle devient trop pertinente)
        Les récits bibliques me font très souvent penser aux récits hindous. Il y a le récit de la vie quotidienne et inclue dans ce récit l’intention divine…
        Mais je reste avec mon français. Pensée française, langue française, je suis très chauvine par incapacité totale à retenir les autres langues.
        Bonne journée à toi aussi et Merci

        • Haïm says:

          Cathou shalom,
          Ce que je puis te dire, c’est que le judaisme et le texte biblique mettent l’accent sur la vie quotidienne. La philosophie au sens grec du terme n’appartient pas au monde de la Bible. ( Il faut dissocier la Ho’hmah, la Sagesse juive de la Sophia grecque). La Ho’hmah doit conduire une pratique (Mitsvot) de la Parole divine. Chaque instant de cette vie quotidienne comme se nourrir, boire, se rendre au travail… doit etre sanctifiee. Je reviendrai dans un prochain article sur le sens de cette sanctification.
          Amities,
          Haim

          • cathou says:

            Oui il faut différencier la philosophie au sens : recherche de la sagesse, qui est une recherche seulement fondée sur le l’individu.
            La philosophie juive, que j’appellerai plutôt philosophie spirituelle (parce qu’elle est construite de la même manière dans les religions hindouistes par exemple)
            est une recherche de la sagesse personnelle, oui, mais qui s’ouvre aux autres le tout sous l’égide du divin. (dimension plus vaste et plus élevée)

            Chaque instant de la vie quotidienne est une pratique à la fois matérielle et spirituelle.
            Oui ce que tu écris là, j’ai eu l’occasion de le percevoir chez les quelques juifs que je cotoie à l’occasion, et j’ai eu l’occasion de le remarquer chez ma future belle fille qui est jaïn (1ère école spirituelle hindoue, très très ancienne) . C’est quelque chose de frappant, de vraiment ancré dans le comportement que l’occidental a peu.

  7. cathou says:

    MERCI HAÏM et bonne fête d’Hanouca.
    L’inde vient de terminer Diwali: fête des lumières.
    Maintenant Israël…
    Ah la lumière!!!! Quelle symbolique, aussi forte et aussi vitale que l’eau.. En attendant de te lire.
    Bonne fête à toute ta famille.
    PAIX et JOIES

    • Haïm says:

      Merci a toi Cathou,
      Beaucoup de lumieres a vous aussi. La lumiere a pour caracteristique d’unir les opposes,
      Amities d’Israel

  8. Yeshayah says:

    Toda rabba Haiim, pour cet enseignement et toutes ces précisions. Je suis d’accord avec toi car, nous devons tous rechercher l’eau de la source ou du puits

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