Origines du Messie: le Bien et le Mal? [2]

D’une certaine manière, le Messie descendant de David est porteur des maux de l’humanité (idolâtrie, meurtre, inceste)[1] pour les dominer et les soumettre. Ainsi, l’acte des filles de Lot, dont le nom signifie: «malédiction» en araméen, commettant l’inceste avec leur père, est réparé par Ruth la Moabite, qui prend sur elle de mettre au monde par lévirat, l’ancêtre de David. Elle confirme le lévirat imposé par la ruse à Juda par Tamar, sa belle-fille, dont les deux maris, tous deux frères et fils de Juda, sont morts sans postérité. Ruth la Moabite, en s’attachant à Naomi, quitte non seulement son pays, sa ville et la maison de son père, mais ses dieux:

«כִּי אֶל אֲשֶׁר תֵּלְכִי אֵלֵךְ וּבַאֲשֶׁר תָּלִינִי אָלִין עַמֵּךְ עַמִּי וֵאלֹהַיִךְ אֱלֹהָי» (רות א’, ט”ז);

«…car partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu» (Ruth 1, 16)

Elle ramène pour ainsi dire Lot, son ancêtre, au culte du Dieu d’Abraham, oncle de Lot et ancêtre de Juda.

Pourtant, à l’origine, toute la Création vue comme une entité indivisible est créée bonne:

«וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-כָּל אֲשֶׁר עָשָׂה וְהִנֵּה טוֹב מְאֹד» (בראשית א’, ל”א);

«Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était très bien» (Gen. 1, 31).

Au cœur de la Création conçue bonne, un germe est introduit: le germe du Mal.

«וַיְצַו יְהוָה אֱלֹהִים עַל הָאָדָם לֵאמֹר: מִכֹּל עֵץ הַגָּן אָכֹל תֹּאכֵל וּמֵעֵץ הַדַּעַת טוֹב וָרָע לֹא תֹאכַל מִמֶּנּוּ: כִּי בְּיוֹם אֲכָלְךָ מִמֶּנּוּ מוֹת תָּמוּת» (בראשית ב’, ט”ז, י”ז);

«L’Éternel-Dieu donna un ordre à l’homme, en disant: “Tous les arbres du jardin, tu peux t’en nourrir;  mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point: car du jour où tu en mangeras, tu dois mourir!» (Gen. 2, 16-17).

En consommant de l’arbre interdit, l’homme en arrive non seulement à ne plus distinguer la Source première ni du bien ni du mal, alors confondus en une seule entité, mais à développer une vision dichotomique et partielle du monde. Rabbi Meir interprétant le texte biblique, a vu dans le mot «מאֹד» («très»), du verset (Gen. 1, 31), la création de la mort. (Bereshit Raba 9, 5). Au cœur même du Bien suprême, gît la possibilité de le détruire. Effectivement, le mot «מאֹד» est une inversion des lettres: «אָדָם» («homme»). Or, c’est un fait que l’homme, «couronne de la Création», possédant le terrible pouvoir du libre-arbitre, a introduit la mort et la destruction par ses actes négatifs.

L’introduction du libre-arbitre va amener l’humanité à détériorer cette Création bonne à son origine. Les scories du mal, mélangé au bien après la faute du Premier homme, vont pénétrer les premières générations de l’Humanité et croître sans aucune limite de conscience ou morale. Pourtant, au plus fort de cette dégradation éthique et spirituelle, se développe un germe par lequel l’humanité peut accéder au plus haut niveau éthique, celui que Dieu inscrit au cœur de la Création. La vision biblique ne relate donc point seulement une histoire des hommes mais informe l’humanité d’un programme visant à l’instauration d’un monde meilleur réparé de ses égarements passés. Malgré les guerres, la menace nucléaire et l’injustice sociale qui sévissent à travers le monde, le progrès moral de l’humanité est inéluctable. Le but de l’histoire, du point de vue hébraïque, consiste, à travers un long et patient processus de purification et de sanctification, non point à abolir le mal, ce qui est impossible car le mal est créé par Dieu, puisqu’Il a tout créé, mais à le transformer en bien en le ramenant à sa Source divine:

«יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע, אֲנִי יְהוָה, עֹשֶׂה כָל-אֵלֶּה» (ישעיה מ”ה, ו’);

«Je (Dieu) forme la lumière et crée les ténèbres, j’établis la paix et suis l’auteur du mal: moi l’Eternel, je fais tout cela» (Isaïe 45, 6)

En effet, le Mal est inhérent au progrès de l’humanité. S’il est combattu et écrasé, s’il est dominé, alors, le Bien n’en est que plus éclatant. L’ère messianique témoigne de l’aboutissement de ce retournement historique du mal en bien (la lumière emprisonnée dans l’écorce du mal est libérée uniquement par l’action positive de l’homme) et au retour de la vision unificatrice et holistique du  monde. Notre vision de la réalité, loin d’être partielle, brisée, saisira et englobera l’ensemble de la Création et l’Histoire en un Tout: comme Dieu, nous y verrons que tout כָּל) Kol) y est éminemment bien, y compris le mal («Dieu examina tout ce qu’il avait fait…» Gen.1, 31). Tel est le sens de la proclamation prophétique exprimée par le prophète Zacharie:

«וְהָיָה יְהוָה לְמֶלֶךְ, עַל-כָּל-הָאָרֶץ  בַּיּוֹם הַהוּא יִהְיֶה יְהוָה אֶחָד וּשְׁמוֹ אֶחָד» (זכריה ד’, ט’);

«L’Eternel sera roi sur toute la terre; en ce jour, l’Eternel sera Un et Unique sera son nom» (Zacharie 4, 9)

L’humanité, tout en distinguant le bien et le mal, atteindra à la suprême conscience que Dieu constitue la Source unique de ces deux principes opposés mais complémentaires. Le TaNa’Kh réfute la notion de manichéisme et soutient que l’idée de dissociation du mal de sa Source primordiale est à l’origine du désespoir consécutif à la décadence éthique de l’humanité. Pourtant, ce sont les zones d’ombre qui révèlent la lumière. Le mal s’avère donc comme une nécessité ontologique qui, dominé aux temps messianiques, comme en témoigne la prophétie de Zacharie, permettra à l’humanité d’accéder aux plus hautes sphères de l’éthique.

Dans notre prochain post, nous étudierons la figure du Messie comme celle d’Israël, le serviteur de Dieu.

Ani Maamine,  אֲנִי מַאֲמִין - Paroles de Maïmonide (12e – 13e  siècle de notre ère)

 

אֲנִי מַאֲמִין בֶּאֱמוּנָה שְׁלֵמָה בְּבִיאַת הַמָּשִׁיחַ
וְאַף עַל פִּי שֶׁיִּתְמַהְמֵהַּ
עִם כָּל זֶה אֲחַכֶּה לּוֹ בְּכָל יוֹם

 

Haïm Ouizemann

Haimo@eteachergroup.com

 


[1] Voir le post précédent sur les «tares»  du Messie descendant de David.

21 Responses to Origines du Messie: le Bien et le Mal? [2]

  1. cathou says:

    Oui, évidemment il est très chrétien de penser qu’à l’origine la création est bonne, que l’humanité ne connait pas le mal jusqu’à ce qu’Adam et Eve se laissent aller à goûter de ce fruit défendu.
    D’où la possibilité de penser qu’on peut revenir à l’état originel de perfection.

    «Je (Dieu) forme la lumière et crée les ténèbres, j’établis la paix et suis l’auteur du mal: moi l’Eternel, je fais tout cela» (Isaïe 45, 6)
    Je me contente de reprendre ta phrase tirée de la Bible, Haïm.
    Cette phrase est très intéressante, parce qu’elle nous indique très clairement que si la lumière vient de Dieu, la ténèbre vient également de Dieu. Si le bien vient de Dieu, le mal vient de Dieu.
    Il n’y a pas de Dieu et de Diable: 2 dieux: un bon, un mauvais. Il n’y a qu’un seul et unique Dieu, créateur de TOUT.

    Tout aussi intéressant quand on a un site de dialogue comme celui ci, et quelques graves difficultés comme moi pour apprendre une langue étrangère… est le début de la genèse:
    En français le mot Adam n’apparaît qu’à genèse 3,17 ; laissant sous entendre clairement, que l’homme crée par Dieu, l’homme qui mange du fruit défendu ne devient Adam qu’après avoir mangé ce fruit. Donc devient “méchant” après avoir succombé à la tentation.
    En hébreu, si j’ai bien compris, le mot Adam est utilisé dès sa création: Dieu crée Adam (l’homme). Ce qui nous indique très clairement que l’humain est porteur du bien et du mal dés sa création; porteur du bien et du mal à l’image de Dieu.

    La perfection comprend le Bien et le Mal, ainsi est l’Univers, ainsi Dieu l’a voulu, Ainsi nous le dit le tout début de la genèse: la lumière est dans la ténèbre.

    Je reconnais que ce n’est pas facile à envisager quand on apprend dès son plus jeune age que le mal est l’oeuvre du diable.

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      La vision biblique enseigne que la source du mal et du bon est Dieu. Il ne peut y avoir deux sources distinctes, ce serait renier le principe d’unite de Dieu et donc tout le monotheisme. Le terme satan en hebreu signifie “obstacle”, ” empechement” ou encore ” ennemi” (exterieur: I Rois 5, 18; et interieur: I Chroniques 21, 1 ) que Dieu met sur notre route afin de nous mettre a l’epreuve et nous en fait nous aider a les surmonter. L’elevation spirituelle est le fruit de cette victoire sur le satan.
      Dans le livre des Nombres 22, 22 (+ Nomb. 22, 32), tu verras tres clairement que le terme satan non seulement recouvre le sens d’obstacle mais qu’il est engendre par l’ange de Dieu:
      “Mais Dieu étant irrité de ce qu’il partait, un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle” =וַיִּחַר-אַף אֱלֹהִים, כִּי-הוֹלֵךְ הוּא, וַיִּתְיַצֵּב מַלְאַךְ יְהוָה בַּדֶּרֶךְ, לְשָׂטָן לוֹ

      Quant au livre de Job ou satan fait son apparition, il s’agit d’une tournure de style afin d’eprouver Job et donc ce texte ne doit pas etre interprete au sens litteral mais philosophique et ethique: la question est” comment l’homme bon et juste doit-il souffrir et en a-t-il la force? Y a t-il donc un sens a la souffrance? Et sommes-nous capable de surmonter le satan, a savoir l’obstacle et le mal qui se presentent a nous?
      “L’Eternel dit au Satan: “D’où viens-tu?” Le Satan répondit au Seigneur et dit: “J’ai visité la terre ‘et l’ai parcourue en tous sens.”(Job 1, 7)

      Le mal et le bien crees par Dieu ne sont actives que par l’action de l’homme. Je te renvoie a un verset qui pourra peut-etre mieux t’eclairer:
      “N’est-ce pas de la bouche de l’Eternel qu’émanent les maux et les biens?” ( Lamentations 3, 38). D’apres la version hebraique, ce texte peut egalement se lire: ” les maux et le bien ne sortent pas de la bouche de l’Eternel”. Autrement dit, il n’en reste pas moins que le mal meme s’il fut cree par Dieu est l’apanage de l’homme. Le seul coupable est l’homme et nul autre. L’enfer n’appartient pas au monde a venir mais a ce monde. Il suffit de voir les hommes s’entrechirer, se tuer. Comment des enfants peuvent-ils encore au 21e siecle mourir de famine? Dieu met l’humanite a l’epreuve. Sommes-nous prets a accepter notre mission qui consiste a dominer le mal (Dieu ne le fera pas a notre place), il en va de l’avenir de notre monde. Seule notre responsabilite personnelle et collective sauvera cette planete dechiree par la jalousie, la haine et la convoitise.
      Le mal, ici, n’est donc point une entite exterieure a l’homme mais appartient en propre a son etre:
      “Ne hais point ton frère en ton cœur” ( Lev. 19, 17)
      La perfection depend de notre degre a pouvoir distinguer le bien du mal. La difficulte reside dans le fait que ce bien est prisonnie du mal. Notre devoir consiste donc a extraire le maximum de lumiere presnte mais cachee dans l’obscurite du mal. Cela exige un travail immense. Cette distinction entre le bon et le mal est appelee dans la Bible Da’at, a savoir la Connaissance supreme conduisant a Dieu.

      Merci a toi,
      Haim O.

      • cathou says:

        Oui Haîm. C’est quelque chose de difficile pour un chrétien d’inclure le Mal en Dieu. De ne pas le dissocier.
        Et pourtant le tout début de la Genèse nous le dit très clairement: Tout est un Tout: ténèbre et lumière. Il faut de la ténèbre pour que la lumière l’éclaire.

        (Dans ma lecture de la Bible j’en suis encore au début de la Genèse, tout est là, dans ces quelques pages, c’est fascinant!!)

        Pour en revenir au Messie, qui est représenté pour nous chrétiens, par Jésus;
        Il est certain que si la foi de Jésus est tellement forte au point de dépasser les frontières des siècles encore après sa mort, cet homme n’est pas parfait contrairement à ce qu’on nous dit. Il apprend à connaître ses démons et … je ne sais trop s’il arrive à les combattre pleinement: il utilise la colère pour chasser les marchands de la maison de son père (du Temple) .
        Sur la croix, le doute l’envahit: “Pourquoi m’abandonnes tu??”
        Ce qui fait de Jésus, oui pourquoi pas un Messie, mais bien un humain avec ses imperfections. Un humain dans lequel nous pouvons nous reconnaître et essayer de suivre le chemin.

      • cathou says:

        Perfection: actuellement a un sens de parfait, absolument sans défaut, sans tache.
        Toutefois sa définition première est: terminer, faire aboutir.
        Très intéressant ce mot dont le sens a évolué.
        Dans le début de la Genèse, du moins en français, le mot perfection n’est pas utilisé.
        “Dieu vit que c’était bon”.. aucune indication de perfection.
        Le mot DIEU hébreu contiendrait il des lettres indiquant: terminer, faire aboutir???

        Ce qui m’oppose au fait que le Mal est seulement l’apanage de l’humain.
        Oui l’enfer est dans ce monde, celui que nous vivons ça tout à fait d’accord!!
        L’humain n’est pas terminé, il lui appartient de trouver son chemin, pour sortir de son enfer, pour essayer d’aller vers un aboutissement de sa spiritualité qui le libérera.
        Mais le Mal est aussi dans la création qui nous entoure. Nous ne vivons pas non plus dans un univers abouti, terminé. Tout autour de nous bouge, change: tremblements de terre, orages, foudre, raz de marée etc… Les animaux qui peuvent tout aussi bien transformer nos vies en enfer par leurs piqûres, morsures etc..
        Autant de Mal qui peuvent nous faire vivre un enfer. Ces maux ne viennent pas du fait que l’humain a bravé l’interdit du fruit défendu, Non ils font partie de la création: à la fois bonne et mauvaise.
        Enfer en nous, Enfer autour de nous.
        C’est pour cela que les souffrances qui nous arrivent:
        – soit elles viennent de nous, elles sont en nous et nous pouvons essayer de nous en libérer.
        –soit elles viennent du monde qui nous entoure: dans ce cas il nous faut accepter… le Mal qui nous vient de l’environnement naturel qui nous entoure, et dont nous faisons partie intégrante, n’est pas une punition divine parce que nous n’avons pas été conforme à ce que Dieu veut de nous.
        Non!!! ce Mal vient d’un univers qui poursuit lui aussi sa route vers un aboutissement qui lui est propre.

        Oui vraiment très intéressant cet article Haïm, Merci.

      • cathou says:

        Je viens de relire cet article et les réponses. En fait NON, en consommant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal…le mal n’est pas l’apanage de l’humain.
        NON c’est la connaissance qui est l’apanage de l’humain.

        Le Bien et le Mal sont inclus dans toute la création, dès la première ligne de la genèse. Ils sont pratiquement indissociables.
        Il ne peut y avoir de lumière que si la ténèbre est présente aussi.

        Ce qui différencie l’humain c’est la connaissance. Le fait d’avoir en lui la capacité de savoir s’il fait bien, ou s’il fait mal. C’est pour cela qu’il devient “mortel”. Oh mortel il l’a toujours été, comme toute la création.. Mais l’humain est sans doute la seule chose de la création à savoir qu’il est mortel.

        • Haïm says:

          Cathou shalom,
          La veritable connaissance pour le Judaisme n’est pas l’accumulation d’un savoir encyclopedique mais l’acces a la conscience du bien et du mal. Cםmbien de societes qui avaient atteints un tres haut niveau de civilisation ont finalement disparu. Oui, le bien et le mal sont dans notre monde indissociable. Notre travail spirituel consiste a les distinguer et a les maitriser. C’est toute la question du dilemme ethique. La Vie est trop forte et nous depasse. Toutefois nous gardons la faculte de resoudre ce conflit de valeurs.
          Amities a toi et a toute ta famille,
          Haim

          • cathou says:

            Oui Haïm, bien d’accord qu’il ne s’agit pas d’un savoir encyclopédique. En spiritualité ce savoir n’a aucune valeur. C’est une connaissance qui est accessible aux plus humbles, à chacun de nous, à la seule condition de le vouloir.

            Oui la Vie et la Mort sont des concepts trop fort pour l’humain. Nous pouvons essayer de les comprendre par la science, il reste une part que notre petite cervelle ne peut pas atteindre. Heureusement d’ailleurs!!!

            Amitiés à toi et ta famille aussi Haïm et Bon Shabbat

  2. batte says:

    oui le mal viens du diable

    • Haïm says:

      Ferdinand shalom,
      je vous renvoie a mon explication donnee a notre amie Cathou sur la question du satan et de Dieu
      Cordial shalom,
      Haim

      • cathou says:

        En français diable vient d’un mot latin: qui se met en travers.
        Par contre Satan est considéré comme un prénom. ange du Seigneur ainsi prénommé. qui donnera des mots comme satanique. Si la notion de Mal et de diable est rattachée au mot satan, ce n’est toutefois réellement qu’un prénom.

  3. cathou says:

    En relisant ton article, je ne sais pas si c’est l’homme qui a introduit la mort. La mort est jumelle de la vie. Tout ce qui vit un jour (végétation, animal, minéral) est appelé à mourir. Mais fait paradoxal tout ce qui meurt est appelé à vivre soit sous la même forme, soit sous une forme différente.
    Je dirai plutôt que l’humain en prenant conscience qu’il porte en lui le Bien et le Mal, prend conscience qu’il est mortel.

  4. cathou says:

    En français il y a une légère différence entre les mots: bien et bon.
    Bien et Mal
    Bon et Mauvais
    Bon est utilisé pour qualifié quelque chose de convenable.
    Bien a plutôt une signification d’appropriation. La justice, l’honnêteté… toutes bonnes qualités que l’on porte, que l’on essaie d’avoir, d’améliorer, de faire nôtres.

    • cathou says:

      Donc si la traduction française est bien fa^te,

      • cathou says:

        Allons bon, le texte est parti, comme ça, rien compris. Veuillez m’en excuser, Merci.

        Donc si la traduction de la Bible en français est bonne (convenable), Après chaque étape de la création Dieu vit que c’était BON. et non pas BIEN. Si on s’attache à la définition française des 2 mots, Dieu ne s’approprie pas la création: “il dit… puis voit que c’est bon” (convenable, ce qui ne signifie pas perfection).
        Donc la création n’est pas placée sous le signe de la perfection, mais du Bon, du convenable. Elle convient à Dieu.

    • Haïm says:

      Cathou shalom,
      en Hebreu le terme tov, טוב signifie bon ou bien a saisir dans son sens moral.
      Merci a toi
      Haim

      • cathou says:

        Ah oui, intéressant. Enfin en français la différence est infîme, mais elle existe.
        Ce qui de::: “le souffle de Dieu planait à la surface des eaux” à chaque étape de la création “Dieu vit que c’était bon”, en français ça suggère un Dieu à la fois actif dans la création, mais également au-dessus (un peu éloigné) qui met en oeuvre et laisse agir: tant les humains que l’ensemble de la création.
        Je trouve cette suggestion très inintéressante….

        • cathou says:

          cette suggestion très intéressante… Si tu arrives à corriger au-dessus, je n’y arrive pas, je ne sais ce qu’a mon clavier, ou ma cervelle, mais ça déraille.

  5. [...] le Messie descendant de David est porteur des maux de l’humanité (idolâtrie, meurtre, inceste)[1]pour les dominer et les soumettre. Ainsi, l’acte des filles de Lot, dont le nom signifie: [...]

    • cathou says:

      Oui, alors en réfléchissant, si on part du principe biblique que le Messie est un humain (pourquoi pas une femme??) qui doit descendre de David, qui a toutes les qualités et défauts d’un humain, qui doit être oint d’huile sainte, et arriver à réunir toutes les religions ensemble…..
      Jésus est celui par qui arrive le monothéisme biblique à un ensemble de peuples polythéistes.
      Mahomet aussi, mais descend il de David??? je l’ignore. Possible, nous sommes dans le même coin du globe.
      Comme les chrétiens ne sont pas encore majoritairement persuadés que le monothéisme juif et musulman est aussi bon que le monothéisme chrétien.
      Comme les musulmans ne sont pas encore majoritairement persuadés que leur monothéisme est comparable à celui juif et chrétien.
      Comme les juifs ne sont pas majoritairement persuadés que le monothéisme chrétien et musulman soient valables aux yeux de Dieu.
      Comme la Bible est un lien vers les religions asiatiques, mais que ni les juifs, ni les chrétiens, ni les musulmans ne sont encore prêt à le reconnaître….
      Certain que le Messie n’est pas encore né!!!

  6. Myriam says:

    Jésus était juif, il était un grand rabbin !!!
    Il ne s’est jamais revendiqué comme le fils de D.
    Il prônait juste l’amour entre les hommes et l’ouverture.
    Mahomet ne descend pas de David!!! Hérésie !!!

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